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titorelli
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-Bien que ce neuvième numéro de //​Riff-Raff//​ paraisse presque cinq ans après le précédent,​ nous continuons où nous en étions restés la dernière fois. Indiscutablement,​ beaucoup de choses se sont passées ici en Suède et dans le monde, mais rien qui nous ait donné une raison d’ajuster ​(de modifier)le cours général ​(de notre réflexion?​). Malgré la crise profonde (dont nous ne pouvons éviter de parler), le rapport entre les classes demeure essentiellement le même, c’est-à-dire ​tant (depuis?)qu’il ​s'​est ​formé après la dernière restructuration autour de 1975-1995. Nous voyons par exemple une continuation du développement de la division mondial du travail et de la « flexibilité » dans la vie professionnelle ; les augmentations des salaires sont toujours au-dessous du taux d’inflation. La gestion de la crise par la classe capitaliste sous forme de licenciements et d’austérités a rencontré ​ des résistances dans de nombreux d’endroit,​ par exemple en France, en Grèce et en Espagne, mais elle n’a pas abouti à une résurrection du mouvement ouvrier. Les prolétaires luttent aujourd’hui contre les aggravations immédiates de leurs conditions de vie, mais ils n’ont pas d’intérêt à l’autogestion de leur propre exploitation ((Une nouvelle vague d’occupations d’usines a balayé la France en 2009-2010. Les travailleurs ont y compris que la méthode la plus profitable comme réponse aux fermetures des usines était la séquestration du patron en attendant une meilleure offre d’indemnités. Voir Jeanne Neton et Peter Åström, « Comment on peut encore revendiquer quand aucune revendication peut être satisfaite » dans la revue à venir //Sic//.)). On lutte pour exister, mais on ne peut simultanément demeurer celui qu’on est.+Bien que ce neuvième numéro de //​Riff-Raff//​ paraisse presque cinq ans après le précédent,​ nous continuons où nous en étions restés la dernière fois. Indiscutablement,​ beaucoup de choses se sont passées ici en Suède et dans le monde, mais rien qui nous ait donné une raison d’ajuster le cours général. Malgré la crise profonde (dont nous ne pouvons éviter de parler), le rapport entre les classes demeure essentiellement le même, c’est-à-dire depuis qu’il ​a été formé après la dernière restructuration autour de 1975-1995. Nous voyons par exemple une continuation du développement de la division mondial du travail et de la « flexibilité » dans la vie professionnelle ; les augmentations des salaires sont toujours au-dessous du taux d’inflation. La gestion de la crise par la classe capitaliste sous forme de licenciements et d’austérités a rencontré ​ des résistances dans de nombreux d’endroit,​ par exemple en France, en Grèce et en Espagne, mais elle n’a pas abouti à une résurrection du mouvement ouvrier. Les prolétaires luttent aujourd’hui contre les aggravations immédiates de leurs conditions de vie, mais ils n’ont pas d’intérêt à l’autogestion de leur propre exploitation ((Une nouvelle vague d’occupations d’usines a balayé la France en 2009-2010. Les travailleurs ont y compris que la méthode la plus profitable comme réponse aux fermetures des usines était la séquestration du patron en attendant une meilleure offre d’indemnités. Voir Jeanne Neton et Peter Åström, « Comment on peut encore revendiquer quand aucune revendication peut être satisfaite » dans la revue à venir //Sic//.)). On lutte pour exister, mais on ne peut simultanément demeurer celui qu’on est.
  
 Dans les pages qui suivent est discutée la possibilité de sortir de cette impasse : révolution,​ communisation. Dans les pages qui suivent est discutée la possibilité de sortir de cette impasse : révolution,​ communisation.