Différences

Ci-dessous, les différences entre deux révisions de la page.

Lien vers cette vue comparative

Les deux révisions précédentes Révision précédente
Prochaine révision
Révision précédente
fr:sic1-crise-et-communisation [2011/12/01 20:05]
titorelli
fr:sic1-crise-et-communisation [2015/04/12 21:08] (Version actuelle)
Ligne 23: Ligne 23:
 Il y a ceux qui affirment que le communisme s'​impose dès aujourd'​hui comme une nécessité : //« Attendre encore est une folie. La catastrophe n’est pas ce qui vient, mais ce qui est là. Nous nous situons d’ores et déjà dans le mouvement d’effondrement d’une civilisation. C’est là qu’il faut prendre parti. »// On peut lire cela dans //​L’insurrection qui vient//, un livre qui a attiré pas mal d’attention récemment. Ce n’est toutefois pas de la théorie, mais de la rhétorique et de la propagande. C’est un appel à l’action, tout comme le livre précédent,​ //​L’Appel//​. Ce qui est supposé ici (sinon explicitement),​ c’est que les conditions objectives de la révolution sont mûres, si ce n'est trop mûres, et qu’à présent il ne manque plus qu'une condition subjective pour détruire //« un régime social à l'​agonie [qui n’a] plus d'​autre justification à son arbitraire que son absurde détermination − sa détermination sénile − à// simplement durer » (//​L’Appel//,​ p. 4). Nous ne concevons pas la révolution comme coïncidence de conditions objectives et subjectives. La révolution,​ la communisation,​ n’est en fait pas une nécessité ici et maintenant, parce que nous ne la voyons pas encore devant nos yeux. Mais cela ne signifie pas qu’elle ne peut pas être nécessaire demain ! Il est tentant de s’impatienter quand on voit vers quoi le monde se dirige et on peut tous se sentir coincés dans un « déterminisme absurde ». La loi de détermination est pourtant sans appel : on ne peut jamais agir d’une façon qui nous rende indépendants de ce déterminisme. Mais en tant que partie de ce déterminisme,​ comme //​nécessairement déterminés//​ par l’antagonisme de classe, nous pouvons agir //en accord avec ce que nous sommes – contre ce que nous avons été – et comme classe abolissant les classes//, quand nous nous trouverons amenés à accomplir cette terrible tâche. Il y a ceux qui affirment que le communisme s'​impose dès aujourd'​hui comme une nécessité : //« Attendre encore est une folie. La catastrophe n’est pas ce qui vient, mais ce qui est là. Nous nous situons d’ores et déjà dans le mouvement d’effondrement d’une civilisation. C’est là qu’il faut prendre parti. »// On peut lire cela dans //​L’insurrection qui vient//, un livre qui a attiré pas mal d’attention récemment. Ce n’est toutefois pas de la théorie, mais de la rhétorique et de la propagande. C’est un appel à l’action, tout comme le livre précédent,​ //​L’Appel//​. Ce qui est supposé ici (sinon explicitement),​ c’est que les conditions objectives de la révolution sont mûres, si ce n'est trop mûres, et qu’à présent il ne manque plus qu'une condition subjective pour détruire //« un régime social à l'​agonie [qui n’a] plus d'​autre justification à son arbitraire que son absurde détermination − sa détermination sénile − à// simplement durer » (//​L’Appel//,​ p. 4). Nous ne concevons pas la révolution comme coïncidence de conditions objectives et subjectives. La révolution,​ la communisation,​ n’est en fait pas une nécessité ici et maintenant, parce que nous ne la voyons pas encore devant nos yeux. Mais cela ne signifie pas qu’elle ne peut pas être nécessaire demain ! Il est tentant de s’impatienter quand on voit vers quoi le monde se dirige et on peut tous se sentir coincés dans un « déterminisme absurde ». La loi de détermination est pourtant sans appel : on ne peut jamais agir d’une façon qui nous rende indépendants de ce déterminisme. Mais en tant que partie de ce déterminisme,​ comme //​nécessairement déterminés//​ par l’antagonisme de classe, nous pouvons agir //en accord avec ce que nous sommes – contre ce que nous avons été – et comme classe abolissant les classes//, quand nous nous trouverons amenés à accomplir cette terrible tâche.
  
-Peter Åström, mars 2011+::Peter Åström, mars 2011
  
 ===== Une réponse aux critiques ===== ===== Une réponse aux critiques =====
Ligne 42: Ligne 42:
 Quant à la deuxième critique, j'ai du mal à la comprendre. Le texte met l'​accent sur la nécessité d'​attaquer et de nier les catégories capitalistes,​ mais il indique également clairement que l'​ennemi de classe ne peut être vaincu que par la « production de vies totalement nouvelles qui seront incompatibles avec la reproduction du capital ». Ce que ces vies pourraient être n'est pas développé dans le texte, tout simplement parce que je ne le sais pas. Tout ce que je sais, c'est que ça va être une sacrée pagaille. Quant à la deuxième critique, j'ai du mal à la comprendre. Le texte met l'​accent sur la nécessité d'​attaquer et de nier les catégories capitalistes,​ mais il indique également clairement que l'​ennemi de classe ne peut être vaincu que par la « production de vies totalement nouvelles qui seront incompatibles avec la reproduction du capital ». Ce que ces vies pourraient être n'est pas développé dans le texte, tout simplement parce que je ne le sais pas. Tout ce que je sais, c'est que ça va être une sacrée pagaille.
  
-Peter Åström, juillet 2011+::Peter Åström, juillet 2011