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fr:sic1-le-pas-suspendu-de-la-communisation [2011/12/01 22:31]
titorelli
fr:sic1-le-pas-suspendu-de-la-communisation [2011/12/02 00:14]
titorelli [La contre-révolution se construit sur les limites de la révolution]
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 Le prolétaire est l’individu privé d’objectivité,​ dont l’objectivité est face à lui dans le capital, il est réduit à la pure subjectivité,​ il est sujet libre, porteur d’une force de travail ne pouvant devenir travail en acte qu’après avoir été achetée, et donc mise en œuvre par son propriétaire capitaliste. Le sujet libre de tout est relié à l’objectivité en soi, le capital fixe, qui subsume sa force de travail, se la soumet et se l’incorpore dans le procès de travail. L’abolition du capital c’est l’abolition de l’objectivité en soi, dans l’emparement des moyens matériels, et l’abolition du sujet prolétaire dans la production de l’individu immédiatement social. C’est ce que nous appelons la désobjectivation et désubjectivisation simultanées produites par l’emparement de la totalité sociale, action qui la détruit comme distincte des individus. La totalité distincte c’est la société indépendante,​ de par sa division en classes, et sa représentation dans la classe dominante. L’abolition des classes c’est l’abolition de la société, la création de la société socialiste voire « communiste », c’est toujours et encore le maintien de l’indépendance de la communauté par rapport à ses membres, qui ne sont sociaux que par la médiation de la société. //La communisation c’est la fin de toute médiation entre les individus et leurs groupements affinitaires constamment changeants//,​ mais dans la révolution il y a encore médiation par le capital, puisque l’activité est abolition du capital ! La communisation en tant qu’elle est médiée par son objet même, porte toujours la possibilité que sa médiation s’autonomise,​ dans la constitution de la révolution en structure différente de l’action révolutionnaire. Sans cesse cette tendance existera, qui est l’institutionnalisation de la révolution et la victoire du capital. La communisation est révolution dans la révolution,​ dépassement de l’autonomie de classe, mais révolution et contre-révolution ne cessent pas d’être face à face. La marche de la communisation est celle d’un funambule. Le prolétaire est l’individu privé d’objectivité,​ dont l’objectivité est face à lui dans le capital, il est réduit à la pure subjectivité,​ il est sujet libre, porteur d’une force de travail ne pouvant devenir travail en acte qu’après avoir été achetée, et donc mise en œuvre par son propriétaire capitaliste. Le sujet libre de tout est relié à l’objectivité en soi, le capital fixe, qui subsume sa force de travail, se la soumet et se l’incorpore dans le procès de travail. L’abolition du capital c’est l’abolition de l’objectivité en soi, dans l’emparement des moyens matériels, et l’abolition du sujet prolétaire dans la production de l’individu immédiatement social. C’est ce que nous appelons la désobjectivation et désubjectivisation simultanées produites par l’emparement de la totalité sociale, action qui la détruit comme distincte des individus. La totalité distincte c’est la société indépendante,​ de par sa division en classes, et sa représentation dans la classe dominante. L’abolition des classes c’est l’abolition de la société, la création de la société socialiste voire « communiste », c’est toujours et encore le maintien de l’indépendance de la communauté par rapport à ses membres, qui ne sont sociaux que par la médiation de la société. //La communisation c’est la fin de toute médiation entre les individus et leurs groupements affinitaires constamment changeants//,​ mais dans la révolution il y a encore médiation par le capital, puisque l’activité est abolition du capital ! La communisation en tant qu’elle est médiée par son objet même, porte toujours la possibilité que sa médiation s’autonomise,​ dans la constitution de la révolution en structure différente de l’action révolutionnaire. Sans cesse cette tendance existera, qui est l’institutionnalisation de la révolution et la victoire du capital. La communisation est révolution dans la révolution,​ dépassement de l’autonomie de classe, mais révolution et contre-révolution ne cessent pas d’être face à face. La marche de la communisation est celle d’un funambule.
  
-B.L., juin 2009+::B.L., juin 2009
  
 ===== Partie II. Communisation vs. sphères ===== ===== Partie II. Communisation vs. sphères =====