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titorelli
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 //La communisation et la socialisation ne forment pas une contradiction//​ //La communisation et la socialisation ne forment pas une contradiction//​
  
-La contradiction reste capital-prolétariat,​ elle ne devient pas une contradiction interne au prolétariat,​ même s'il y a un devenir de totale opposition entre les deux perspectives,​ elles sont intriquées et prises toutes deux et ensemble dans la contradiction capital/​prolétariat. La lutte du prolétariat contre le capital devient abolition des classes par l’expropriation du capital mais cette action même, dans son opposition au capital, redonne une force à l’affirmation du travail quand elle est stoppée par la classe capitaliste (c’est là qu’existent les acquis qu’on a vus). Cette affirmation provisoire et par défaut du travail, avance bien un état social, dont le devenir serait un État social donc une forme contre-révolutionnaire,​ le mouvement du prolétariat doit dans ce cas s’opposer à ce qu’il vient de poser. Le procès d’autotransformation en individus immédiatement sociaux peut, dans la lutte contre le capital et donc contre la classe capitaliste,​ être aussi une lutte contre des prolétaires défendant la condition prolétarienne. Lutte de la communisation contre la socialisation. ​+La contradiction reste capital-prolétariat,​ elle ne devient pas une contradiction interne au prolétariat,​ même sil y a un devenir de totale opposition entre les deux perspectives,​ elles sont intriquées et prises toutes deux et ensemble dans la contradiction capital/​prolétariat. La lutte du prolétariat contre le capital devient abolition des classes par l’expropriation du capital mais cette action même, dans son opposition au capital, redonne une force à l’affirmation du travail quand elle est stoppée par la classe capitaliste (c’est là qu’existent les acquis qu’on a vus). Cette affirmation provisoire et par défaut du travail, avance bien un état social, dont le devenir serait un État social donc une forme contre-révolutionnaire,​ le mouvement du prolétariat doit dans ce cas s’opposer à ce qu’il vient de poser. Le procès d’autotransformation en individus immédiatement sociaux peut, dans la lutte contre le capital et donc contre la classe capitaliste,​ être aussi une lutte contre des prolétaires défendant la condition prolétarienne. Lutte de la communisation contre la socialisation. ​
  
 ==== La contre-révolution se construit sur les limites de la révolution ==== ==== La contre-révolution se construit sur les limites de la révolution ====
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 Le prolétaire est l’individu privé d’objectivité,​ dont l’objectivité est face à lui dans le capital, il est réduit à la pure subjectivité,​ il est sujet libre, porteur d’une force de travail ne pouvant devenir travail en acte qu’après avoir été achetée, et donc mise en œuvre par son propriétaire capitaliste. Le sujet libre de tout est relié à l’objectivité en soi, le capital fixe, qui subsume sa force de travail, se la soumet et se l’incorpore dans le procès de travail. L’abolition du capital c’est l’abolition de l’objectivité en soi, dans l’emparement des moyens matériels, et l’abolition du sujet prolétaire dans la production de l’individu immédiatement social. C’est ce que nous appelons la désobjectivation et désubjectivisation simultanées produites par l’emparement de la totalité sociale, action qui la détruit comme distincte des individus. La totalité distincte c’est la société indépendante,​ de par sa division en classes, et sa représentation dans la classe dominante. L’abolition des classes c’est l’abolition de la société, la création de la société socialiste voire « communiste », c’est toujours et encore le maintien de l’indépendance de la communauté par rapport à ses membres, qui ne sont sociaux que par la médiation de la société. //La communisation c’est la fin de toute médiation entre les individus et leurs groupements affinitaires constamment changeants//,​ mais dans la révolution il y a encore médiation par le capital, puisque l’activité est abolition du capital ! La communisation en tant qu’elle est médiée par son objet même, porte toujours la possibilité que sa médiation s’autonomise,​ dans la constitution de la révolution en structure différente de l’action révolutionnaire. Sans cesse cette tendance existera, qui est l’institutionnalisation de la révolution et la victoire du capital. La communisation est révolution dans la révolution,​ dépassement de l’autonomie de classe, mais révolution et contre-révolution ne cessent pas d’être face à face. La marche de la communisation est celle d’un funambule. Le prolétaire est l’individu privé d’objectivité,​ dont l’objectivité est face à lui dans le capital, il est réduit à la pure subjectivité,​ il est sujet libre, porteur d’une force de travail ne pouvant devenir travail en acte qu’après avoir été achetée, et donc mise en œuvre par son propriétaire capitaliste. Le sujet libre de tout est relié à l’objectivité en soi, le capital fixe, qui subsume sa force de travail, se la soumet et se l’incorpore dans le procès de travail. L’abolition du capital c’est l’abolition de l’objectivité en soi, dans l’emparement des moyens matériels, et l’abolition du sujet prolétaire dans la production de l’individu immédiatement social. C’est ce que nous appelons la désobjectivation et désubjectivisation simultanées produites par l’emparement de la totalité sociale, action qui la détruit comme distincte des individus. La totalité distincte c’est la société indépendante,​ de par sa division en classes, et sa représentation dans la classe dominante. L’abolition des classes c’est l’abolition de la société, la création de la société socialiste voire « communiste », c’est toujours et encore le maintien de l’indépendance de la communauté par rapport à ses membres, qui ne sont sociaux que par la médiation de la société. //La communisation c’est la fin de toute médiation entre les individus et leurs groupements affinitaires constamment changeants//,​ mais dans la révolution il y a encore médiation par le capital, puisque l’activité est abolition du capital ! La communisation en tant qu’elle est médiée par son objet même, porte toujours la possibilité que sa médiation s’autonomise,​ dans la constitution de la révolution en structure différente de l’action révolutionnaire. Sans cesse cette tendance existera, qui est l’institutionnalisation de la révolution et la victoire du capital. La communisation est révolution dans la révolution,​ dépassement de l’autonomie de classe, mais révolution et contre-révolution ne cessent pas d’être face à face. La marche de la communisation est celle d’un funambule.
  
-B.L., juin 2009+::B.L., juin 2009
  
 ===== Partie II. Communisation vs. sphères ===== ===== Partie II. Communisation vs. sphères =====