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fr:sic1-qu-est-ce-que-la-communisation [2011/12/01 19:53]
titorelli
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-====== Qu'est ce que la communisation ? ====== +====== Quest ce que la communisation ? ======
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-====== Qu'est ce que la communisation ? ======+
  
 Une chose est à présent certaine : dans le monde capitaliste,​ notre situation ne pourra aller qu’en empirant. Tout ce qui était considéré comme un « acquis social » est à présent susceptible d’être remis en cause. La raison n’en est pas une mauvaise gestion de l’économie,​ un excès de cupidité du patronat ou un manque de régulation de la finance internationale,​ mais tout simplement l’effet inévitable de l’évolution mondiale du capitalisme. Une chose est à présent certaine : dans le monde capitaliste,​ notre situation ne pourra aller qu’en empirant. Tout ce qui était considéré comme un « acquis social » est à présent susceptible d’être remis en cause. La raison n’en est pas une mauvaise gestion de l’économie,​ un excès de cupidité du patronat ou un manque de régulation de la finance internationale,​ mais tout simplement l’effet inévitable de l’évolution mondiale du capitalisme.
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 Seule la multiplicité des mesures de communisation,​ prises en tous lieux et par toutes sortes de gens, qui, quand elles seront une réponse adéquate à une situation donnée, se généraliseront d’elles-mêmes sans que personne ne sache qui les a créées et qui les a transmises, pourra fournir un mode d’organisation adéquat à cette révolution. La communisation ne sera pas démocratique,​ parce que la démocratie,​ même « directe », est une forme qui ne correspond qu’à un type de rapport entre l’individu et le collectif – précisément le type que le capital a poussé à son extrême, et avec lequel le communisme rompra. Les mesures communisatrices ne seront prises par aucune instance, aucune forme de représentation de qui que ce soit, aucune médiation. Les mesures communisatrices seront prises par tout le monde et on ne sait qui. Elles seront prises par tous ceux qui, à un moment donné, prendront l’initiative de chercher une réponse qu’ils estimeront adéquate à un problème de la lutte – et les problèmes de la lutte, ce seront aussi les problèmes de la vie, comment manger, se loger, partager avec tous, combattre contre le capital, etc. Les débats existeront, les divergences existeront, les luttes internes existeront : la communisation sera aussi révolution dans la révolution. Il n’y a pas d’instance qui tranchera ces conflits : c’est la situation qui tranchera, et c’est, //post festum//, l’histoire qui saura qui aura eu raison. Cette conclusion paraîtra peut-être abrupte : //mais c’est qu’il n’y a pas d’autre manière de créer un monde//. Seule la multiplicité des mesures de communisation,​ prises en tous lieux et par toutes sortes de gens, qui, quand elles seront une réponse adéquate à une situation donnée, se généraliseront d’elles-mêmes sans que personne ne sache qui les a créées et qui les a transmises, pourra fournir un mode d’organisation adéquat à cette révolution. La communisation ne sera pas démocratique,​ parce que la démocratie,​ même « directe », est une forme qui ne correspond qu’à un type de rapport entre l’individu et le collectif – précisément le type que le capital a poussé à son extrême, et avec lequel le communisme rompra. Les mesures communisatrices ne seront prises par aucune instance, aucune forme de représentation de qui que ce soit, aucune médiation. Les mesures communisatrices seront prises par tout le monde et on ne sait qui. Elles seront prises par tous ceux qui, à un moment donné, prendront l’initiative de chercher une réponse qu’ils estimeront adéquate à un problème de la lutte – et les problèmes de la lutte, ce seront aussi les problèmes de la vie, comment manger, se loger, partager avec tous, combattre contre le capital, etc. Les débats existeront, les divergences existeront, les luttes internes existeront : la communisation sera aussi révolution dans la révolution. Il n’y a pas d’instance qui tranchera ces conflits : c’est la situation qui tranchera, et c’est, //post festum//, l’histoire qui saura qui aura eu raison. Cette conclusion paraîtra peut-être abrupte : //mais c’est qu’il n’y a pas d’autre manière de créer un monde//.
  
-:: Leon de Mattis, juillet 2011+::Leon de Mattis, juillet 2011